Philippe's profile"Un Jour En France"PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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October 24 d'outre France Une
fois n'est pas coutume, je me refuse à accabler d'avantage le
Président de la république. De là à penser que je m'en vais prendre sa
défense il n'y a qu'un pas que vous auriez bien tort de franchir ( et
le tort tue!). Certes, sa politique est scélérate, son gouvernement un
ramassis de pantins , sa personnalité à la fois acariâtre et tapageuse.
Mais, voyez vous, cela pourrait être bien pire , car ,dans l'infinité
des réalités possibles, dans la multitude des univers parallèles, il
exista une France dont , comme par hasard, je fus le maitre. {...}"Marquée d'une pierre noire" , le jour ou j'accédai au pouvoir?. Comment osez vous , misérables cloportes ,dont j'eus le déplaisant honneur d'être le Seigneur? Terme que vous , procureur indigne , pervertissez en me nommant "Saigneur" ! Si j'accorde crédit à vos accusations, mon Règne, magistral, serait "le plus abominable de tous les temps" . Hypocrites que vous êtes... Que vouliez vous que je fisse ? N'ai-je point rétabli la paix et la sécurité? Que sont-ce quelques exécutions en regard de ce résultat? N'est-ce pas là ce que vous attendiez? A mon arrivée, la France vivait dans l'anarchie, la corruption, le désordre le plus total. Toi, peuple, tu criais et te lamentais de ta misère dont ces gras parlementaires semblaient se nourrir. Ne t'en ai-je point débarrassé? N'as-tu pas hurlé ta joie lorsque leurs têtes ont roulé à tes pieds. On me reproche maintenant la suppression des libertés, mais qu'en faisais-tu, peuple de France, de cette pseudo-liberté? Tu t'assommais et te repaissais alors, des images télévisuelles de ta propre décrépitude. Tu dilapidais les miettes de ton maigre salaire dans les jeux de hasard. Tu ruinais ta santé en consommant à profusion alcool, cigarettes, nourriture industrielles. Et par dessus tout, tu votais à contrario de tes propres intérêts! La liberté: ce mensonge à crever les peuples, ce colifichet à crédules qui fit plus de victimes à travers le monde que le nazisme et le communisme réunis. {...} Oui c'est vrai , je mît un terme à l' illusion démocratique, démagocratique devrais-je dire tant les palabreurs pullulaient. Une république d'avocaillons et autres voleurs. {...} En vérité , France, je t'ai libéré de tes comportements incohérents. Je t'ai abreuvée de culture, d'histoire afin que tu grandisses. Dès que tu t'en serais montrée digne et capable j'eusse rétabli le droit de vote, mais une fois de plus les parleurs ont abusé de toi. Et nous voilà rendus, ce jour , où ces fats prétendent me juger! {suit une violente diatribe contre le procureur} Hommes de peu de foi, je ne fus que l'expression de votre volonté inconsciente. Ma cruauté supposée est la votre. Je suis votre reflet et votre émanation. Peuple de France prends garde : Mon sang n'aura pas touché le sol que , déjà, d' infâmes vautours se disputeront ta carcasse..." Texte extrait des minutes du procès de Son Altesse Philippe Ier Empereur de France. Cours d'histoire de la classe de première. Édition de la "Nouvelle République" dépôt légal: 12 Juin 2154. Étude de document: 1/ Comment l'auteur justifie t-il sa politique répressive? 2/ . D'après vos connaissances personnelles, à combien se montent les "quelques exécutions" admises par l'auteur? 3/ Toujours selon vos connaissances, quelles ont été les principales catégories visées par la répression (servez vous du texte)? 4/ Que nous apprend ce texte quand à la personnalité de l'Empereur? 5/ Élargir le sujet. NA: Le fond de l'air est frais n'est-il pas? Comments (41)
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